Procédure baîllon Tribunal judiciaire de Paris, 7 août 2026, 26/51006 Rejet d’un référé déposé par un médecin gynécologue condamné pour agressions sexuelles. Il attaquait en diffamation le responsable d’une association ayant pour objet la lutte contre les violences faites aux femmes qui avait publié un communiqué sur l’affaire. Ce texte s’inscrit dans un débat d’intérêt général, « dans le sillage du mouvement MeToo »
Pages
« La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens », écrivait Montesquieu. Et Tocqueville : « Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle même est fait pour servir ». Qui s’intéresse aujourd’hui à la liberté ? A celle qui ne se confond pas avec le libéralisme économique, dont on mesure combien il peut être source de prospérité mais aussi d’inégalités et de contraintes sociales ? A celle qui fonde le respect de la vie privée et la participation authentique à la vie publique ? La liberté devrait être au cœur de la démocratie et de l’Etat de droit. En même temps, elle ne peut être maintenue et garantie que par la vigilance et l’action des individus. Ils ne sauraient en être simples bénéficiaires ou rentiers, ils doivent non seulement l’exercer mais encore surveiller attentivement ses conditions d’exercice. Tâche d’autant plus nécessaire dans une période où les atteintes qui lui sont portées sont aussi insidieuses que multiples.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire