« La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens », écrivait Montesquieu. Et Tocqueville : « Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle même est fait pour servir ». Qui s’intéresse aujourd’hui à la liberté ? A celle qui ne se confond pas avec le libéralisme économique, dont on mesure combien il peut être source de prospérité mais aussi d’inégalités et de contraintes sociales ? A celle qui fonde le respect de la vie privée et la participation authentique à la vie publique ? La liberté devrait être au cœur de la démocratie et de l’Etat de droit. En même temps, elle ne peut être maintenue et garantie que par la vigilance et l’action des individus. Ils ne sauraient en être simples bénéficiaires ou rentiers, ils doivent non seulement l’exercer mais encore surveiller attentivement ses conditions d’exercice. Tâche d’autant plus nécessaire dans une période où les atteintes qui lui sont portées sont aussi insidieuses que multiples.


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mercredi 25 février 2026

Une commission parlementaire sur l'affaire Epstein ?


Le 5 février 2026, le député Antoine Léaument et les membres du groupe parlementaire LFI ont déposé une proposition de résolution visant à la création d'une commission d'enquête "sur les implications en France de l'affaire Epstein".On ignore encore ce qu'il adviendra de cette initiative. Peut-être ne sera-t-elle pas suivie d'effet, mais elle donne l'occasion de s'interroger sur le cadre constitutionnel des commissions d'enquête et sur leur champ d'intervention lorsque l'objet de l'enquête touche à des affaires judiciaires en cours.


Le cadre constitutionnel 


Depuis la révision du 23 juillet 2008, les commissions d'enquêtes figurent formellement dans l'article 51-2 de la Constitution. Elles sont rattachées à la mission de contrôle et d'évaluation exercée par le parlement, affirmée dans l'article 24 et "peuvent être créées au sein de chaque assemblée pour recueillir, dans les conditions prévues par la loi, des éléments d'information".

Ces "conditions prévues par la loi" figurent dans l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires. Il y est précisé que les commissions d'enquêtes peuvent recueillir des éléments d'information "soit sur des faits déterminés, soit sur la gestion des services publics ou des entreprises nationales". Ce champ relativement large est toutefois restreint par le paragraphe suivant qui précise qu'il ne peut être créé de commission d'enquête "sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours. Si la commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès l'ouverture d''une information judiciaire (...)".

Sur la base de ce texte, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s'est déclarée opposée à la création d'une commission sur le volet français de l'affaire Epstein, qui entrainerait, selon elle, "une confusion des pouvoirs". A ses yeux, "le parlement ne doit pas être en concurrence avec la justice".

La jurisprudence du Conseil constitutionnel est pourtant très imprécise sur ce sujet. Certes, la décision du 25 juillet 2001 affirme que l'exercice de sa fonction de contrôle par le parlement doit respecter la séparation des pouvoirs garantie par l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. De même, la décision du 25 juin 2009, rendue à propos d'une modification du règlement de l'Assemblée nationale, précise que les organes parlementaires ne sauraient exercer de fonction juridictionnelle.




Le Parrain II - Francis Ford Coppola. 1974

Audition de Michael Corleone devant le Sénat


Le  verrou de l'article 6


La jurisprudence du Conseil constitutionnel est pourtant très imprécise sur ce sujet. Certes, la décision du 25 juillet 2001 affirme que l'exercice de sa fonction de contrôle par le parlement doit respecter la séparation des pouvoirs garantie par l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. De même, la décision du 25 juin 2009, rendue à propos d'une modification du règlement de l'Assemblée nationale, précise que les organes parlementaires ne sauraient exercer de fonction juridictionnelle.

Toutefois, cette jurisprudence ne porte pas directement sur les commissions d'enquête. Et le propos de Yaël Braun-Pivet doit être nuancé, à la lumière de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958. En effet, elle précise que la mission d'une commission prend fin "dès l'ouverture d'une information judiciaire". Or, à ce stade, trois enquêtes sont ouvertes, l'une du PNF sur les agissements de Caroline Lang et de son père,  et les deux autres sont des enquêtes cadres ouvertes par la procureure de Paris sur le volet financier et sur les infractions sexuelles. Mais il s'agit, à chaque fois, d'enquêtes menées sous l'autorité d'un procureur. Aucune information judiciaire n'a encore été ouverte. On doit donc en déduire que c'est seulement à ce moment que l'article 6 garantit la primauté de l''autorité judiciaire.

Cette analyse est celle de la commission des lois du Sénat qui affirme qu'une "enquête de police judiciaire, c'est-à-dire une enquête préliminaire diligentée par le procureur de la République (...) ne saurait être assimilée à une poursuite judiciaire, car, au sens propre du terme, il ne peut y avoir de poursuite judiciaire qu'à partir du moment où les faits sont portés devant une juridiction (....)".

En principe, la résolution décidant la création d'une commission d'enquête est transmise au Garde des Sceaux, mais celui ne formule jamais de réel veto car ce serait une ingérence de l'Exécutif dans le fonctionnement du parlement. Il se borne à attirer l'attention de l'assemblée concernée sur l'existence ou non de procédures judiciaires en cours.

Dans le cas présent, les députés à l'origine de la résolution de création d'une commission d'enquête ont bien pris garde de ne pas mentionner les affaires judiciaires. Ils entendent ainsi "mettre en lumière la nature des réseaux Epstein", "identifier les ressortissants français ayant participé à ces réseaux" afin de permettre à la Justice d'engager ensuite des poursuites, "identifier les soutiens logistiques et politiques éventuels dont a pu bénéficier Jeffrey Epstein en France", "faire émerger la parole des victimes" et enfin "évaluer les éventuelles défaillances des services de renseignement et d'enquête".

Le texte de résolution témoigne donc d'une volonté d'évaluer d'éventuelles défaillances passées des services publics, ce qui entre dans les compétences d'une commission d'enquête. C'est d'ailleurs le sens de l'article 137 du règlement de l'Assemblée nationale, qui énonce qu'une telle résolution "doit déterminer avec précision soit les faits qui donnent lieu à enquête, soit les services ou entreprises publics dont la commission doit examiner la gestion".


Les précédents


Parmi les nombreuses commissions d'enquête par l'Assemblée nationale, certaines témoignent d'une interprétation très bienveillante du verrou de l'article 6.

On pourrait évidemment penser à la commission d'enquête sur l'affaire d'Outreau. Mais la situation était très différente car elle était postérieure aux faits et cherchait donc à évaluer les dysfonctionnements judiciaires sans s'intéresser directement aux personnes qui avaient été victimes d'une erreur judiciaire. La commission sur l'affaire Benalla avait un champ d'application moins net, dès lors que des poursuites judiciaires ont rapidement été engagées. Mais le Sénat a revendiqué un contrôle des dysfonctionnements administratif, notamment au regard de la chaine hiérarchique au sein des services de sécurité de l'Elysée. Le juge pénal, quant lui, instruisait une affaire pénale et le Sénat ne s'est pas prononcé sur d'éventuelles responsabilités pénales. Dans ce cas, le partage des compétences est garanti par les auditions elles-mêmes et l'autocensure des membres de la commission qui s'interdisent toute intervention dans le domaine pénal.

Mais la commission d'enquête la plus proche de celle actuellement envisagée pour l'affaire Epstein demeure celle relative aux violences à Notre-Dame de Bétharram. Certes, elle portait sur des faits susceptibles de constituer des infractions pénales, mais elle s'est focalisée sur les défaillances institutionnelles des mécanismes de contrôle de la protection des enfants, sur l'absence totale de vigilance administrative alors que les violences pratiquées à Bétharram étaient largement connues et dénoncées.

L'affaire Epstein, mutatis mutandis, n'est pas éloignée de la situation de Bétharram. Il s'agit en effet d'examiner des faits susceptibles d'infractions pénales, mais au seul regard de l'identification du réseau Epstein et des défaillances de certaines institutions de contrôle.

La pratique des commissions d'enquête ne repose donc pas sur une logique qui interdirait la moindre connexité avec une ou plusieurs affaires judiciaires. D'une manière générale, il ne s'agit pas de s'ingérer dans des poursuites pénales individuelles, mais plutôt d'évaluer l'environnement qui a permis la commission des infractions, approche contextuelle qui est loin d'être inutile. Une commission d'enquête pourrait ainsi contribuer à lever le voile sur une affaire particulièrement opaque. Sans doute devrait-elle reposer sur l'initiative de la représentation nationale dans son ensemble et pas sur celle d'un seul groupe parlementaire.


samedi 23 août 2025

Le manuel de Libertés publiques, 11è edition, 2025


Le manuel de "Libertés publiques" publié sur Amazon présente l'originalité d'être accessible sur papier, mais aussi en format E-Book  pour la somme de six euros. Il peut être lu sur n'importe quel ordinateur.
 
Le choix de publier l'ouvrage sur Amazon s'explique par la volonté d'offrir aux étudiants un manuel adapté à leur budget mais aussi à leurs méthodes de travail. Ils trouvent aujourd'hui l'essentiel de leur documentation sur internet, mais ils ne sont pas toujours en mesure d'en apprécier la pertinence. Bien souvent, ils piochent un peu au hasard, entre des informations anciennes ou fantaisistes.

Le manuel de "Libertés publiques"  répond aux exigences académiques et la 9è édition est actualisée au 30 juillet 2024. Il fait l'objet d'une actualisation en temps réel, grâce à la nouvelle rubrique "Au fil de l'eau" du site "Liberté Libertés Chéries" et aux articles figurant sur le blog. Le manuel et le site sont donc conçus comme complémentaires.
 
Nombre d'écrits sur les libertés et les droits de l'homme relèvent aujourd'hui de la rhétorique et du militantisme, au risque de déformer la réalité juridique.  Cette publication propose une approche juridique à celles et ceux qui veulent se forger une opinion éclairée sur les débats les plus actuels. Il ne s'adresse pas seulement au public universitaire,  étudiants et enseignants, mais aussi à tous ceux qui ont à pratiquer ces libertés, ou, plus simplement, qui s'y intéressent. Une connaissance précise du droit positif est nécessaire, aussi bien sur le plan académique que sur celui de la citoyenneté. C'est un panorama très large des libertés et de la manière dont le droit positif les garantit qui est ici développé. En témoigne, le plan de l'ouvrage que LLC met à disposition des lecteurs.
 
 

I – LES LIBERTÉS PUBLIQUES.   COMME OBJET JURIDIQUE. 6

A – Diversité des terminologies. 6

B – Caractère évolutif. 8

1° - Une évolution détachée de l’idée de progrès. 8

2° - Une adaptation aux évolutions de la société.. 9

C – Contenu des libertés publiques. 11

1° - Le droit humanitaire. 11

2° - Les droits du citoyen.. 13

3° - Les droits de l’homme.. 14

II – LA MISE EN ŒUVRE. 16  DES LIBERTÉS PUBLIQUES. 16

A – L’autorité de la règle.. 17

B – Le respect des procédures. 17

C – L’idée de justice ou d’équité.. 19

PREMIÈRE PARTIE. 21

LE DROIT. 21

DES LIBERTÉS PUBLIQUES. 21

CHAPITRE 1 . 23 LA CONSTRUCTION .. 23 DES LIBERTÉS PUBLIQUES

 . 23

SECTION 1 : ÉVOLUTION HISTORIQUE. 24

§ 1 – Les doctrines individualistes et la prédominance du droit de propriété. 24

A – La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.. 25

. 30

B – Le retour à l’ordre par l’affirmation du droit de propriété. 33

. 35

§ 2 – Les doctrines des droits sociaux. 37

A – Les textes précurseurs. 38

.. 39

B – La conciliation entre l’État libéral et les droits sociaux. 41

.. 42

C – Le Préambule de la constitution de 1946

 . 43

 45

SECTION 2   L’INTERNATIONALISATION.. 48 DES DROITS DE L’HOMME. 48

§ 1 – Les limites de l’approche universelle. 49

A – Les instruments juridiques : La suprématie du déclaratoire.. 49

. 51

B – Des garanties peu efficaces. 54

§ 2 – Le succès de l’approche européenne. 56

A – Les droits garantis : le parti-pris libéral 58

 60

B – La protection : Le recours devant la Cour européenne des droits de l’homme   61

. 64

C – L’Union européenne et les droits de l’homme

 . 66

  68

CHAPITRE 2 : L’AMÉNAGEMENT . 71DES LIBERTES PUBLIQUES. 71

 

SECTION 1 : LE DROIT COMMUN. 72

§ 1 – Le régime répressif. 72

A – La liberté est la règle, la restriction l’exception.. 73

B – Le contrôle a posteriori du juge pénal 73

C – Les menaces contre le régime répressif. 74

§ 2 – Le régime préventif 76

A – La compétence liée.. 77

B – Le pouvoir discrétionnaire. 78

§ 3 – Le régime de déclaration préalable.. 80

A – Des principes libéraux. 80

B – Des remises en causes insidieuses. 81

1° - Le récépissé, risque du retour du pouvoir discrétionnaire.. 82

2° - Le pouvoir de police : De la déclaration à l’autorisation.. 83

 

 

SECTION 2. 85 LE DROIT DES PÉRIODES D’EXCEPTION.. 85

§ 1 – Les régimes constitutionnels. 85

A – L’article 16 de la Constitution.. 86

B– L’état de siège. 87

§ 2 – Les régimes législatifs : l’état d’urgence et l’état d’urgence sanitaire. 87

A – La menace terroriste et l’état d’urgence. 87

B – La Covid-19 et l’état d’urgence sanitaire

 . 90

. 93

CHAPITRE 3 . 95LES GARANTIES JURIDIQUES. 95  CONTRE LES ATTEINTES AUX LIBERTÉS. 95

 

SECTION 1 . 97LES TRAITÉS INTERNATIONAUX. 97

§ 1 – La primauté de la Constitution sur les traités non ratifiés. 97

§ 2 – La primauté de la Constitution sur les traités ratifiés. 99

A – Une jurisprudence ancienne.. 99

B – Des instruments nouveaux. 100

 

SECTION 2 : LES LOIS. 102

§ 1 – Le Conseil constitutionnel ou la conquête du statut juridictionnel. 102

A – L’indépendance et l’impartialité du Conseil constitutionnel 103 

.. 105

B – Le caractère contradictoire de la procédure. 106

C – L’autorité de chose jugée.. 108

. 109

§ 2 – Élargissement du contrôle de constitutionnalité. 110

A – Le contrôle avant promulgation.. 111

1° - La décision de 1971 et la réforme de 1974.. 112

2° - Les normes de référence : le « bloc de constitutionnalité ».. 113

3° - L'intensité du contrôle de constitutionnalité.. 117

B – Le contrôle de la loi promulguée : la QPC. 119

1° - La procédure : un double filtrage. 120

2° - Un champ d’application étroit. 122

3° - Des conditions de recevabilité restrictives. 123

 

 

SECTION 3 . 126LES ACTES DE L’ADMINISTRATION. 126

§ 1 – Les autorités administratives indépendantes. 127

A – Statut de l’autorité administrative indépendante. 128

B – Missions de l’autorité administrative indépendante.. 129

. 131

§ 2 – La protection juridictionnelle.. 132

A – Le juge judiciaire. 133

1° - La voie de fait. 133

2° - L’article 66 de la Constitution. 135

B – Le juge administratif 137

1° - Intensité du contrôle les mesures de police.. 139

2° - Efficacité du contrôle. 140

 

CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE. 143

LA CLASSIFICATION.. 143  DES LIBERTES PUBLIQUES. 143

§ 1 – Les classifications fondées sur le rôle de l’État. 144

§ 2 – Les classifications fondées sur le contenu des libertés. 145

 

DEUXIÈME PARTIE   . 149LES LIBERTES DE LA VIE INDIVIDUELLE. 149

CHAPITRE 4   . 151LA SÛRETÉ

 . 151

SECTION 1. 152 LE DROIT COMMUN DE LA SÛRETÉ. 152

§ 1 – Les principes généraux du droit pénal 154

A – La légalité des délits et des peines. 154

.. 158

B – Le principe de non-rétroactivité de la loi pénale.. 160

C – La présomption d’innocence. 163

  167

D – L’indépendance et l’impartialité des juges. 169

.. 174

§ 2 – Principes généraux de la procédure pénale.. 176

A – Le droit au juge.. 179

1° - Le droit de saisir le juge.. 179

2° - La célérité de la justice.. 182

3° -La gratuité de la justice. 184

B – Le débat contradictoire. 185

1° - L’accès au dossier. 186

2° - L’assistance d’un avocat. 186

 

SECTION 2. 188 LES GARANTIES PARTICULIÈRES. 188 DE LA SÛRETÉ. 188

§ 1 – Les atteintes à la sûreté antérieures au jugement. 188

A – Le contrôle et la vérification d’identité.. 189

. 193

B – La garde à vue. 195

. 198

C – La détention provisoire. 202

.. 206

§ 2 – Les atteintes à la sûreté sans jugement. 207

A – La rétention des étrangers. 208

.. 211

B – L’hospitalisation des malades mentaux sans leur consentement. 213

. 217

C – La rétention de sûreté.. 218

 

CHAPITRE 5  . 221LA LIBERTÉ D’ALLER ET VENIR.. 221

 

SECTION 1. . 224LA LIBRE CIRCULATION DES NATIONAUX. 224

§ 1 – Le droit de circuler sur le territoire.. 225

A – Les arrêtés « anti-mendicité ».. 227

B – La circulation des « hooligans ». 228

C – Les mesures de « couvre-feu ».. 229

.. 231

D – La circulation des gens du voyage. 231

§ 2 – Le droit de quitter le territoire. 233

 

SECTION 2   LES RESTRICTIONS. 236 A LA CIRCULATION DES ÉTRANGERS. 236

§ 1 – L’entrée sur le territoire.. 237

A – Les titulaires d’un droit d’entrée en France.. 237

1° - Les ressortissants de l’Union européenne. 238

2° - Les titulaires de la qualité de réfugié. 240

B – Les étrangers soumis au régime préventif. 245

1° - Les conditions d’entrée sur le territoire. 245

2° - La régularisation des étrangers. 246

3° - La réserve d’ordre public. 247

§ 2 – La sortie du territoire.. 248

A – L’étranger en situation irrégulière. 248

. 250

B – L’étranger, menace pour l’ordre public : l’expulsion.. 252

. 255

C – L’étranger condamné : 256  L’interdiction du territoire français. 256

D – L’étranger demandé par un autre État . 257pour des motifs d’ordre pénal 257

1° - L’extradition. 257    

2° - Le mandat d’arrêt européen.. 262

 

CHAPITRE 6  . 267. LE DROIT DE PROPRIÉTÉ. 267

 

SECTION 1. 270 LA CONSÉCRATION.. 270 DU DROIT DE PROPRIÉTÉ. 270

§ 1 – Le droit de propriété et les valeurs libérales. 270

A – Fondements internationaux. 271

B – Les articles 2 et 17 de la Déclaration de 1789.. 271

C – L’article 544 du code civil 272

§ 2 – La dilution du droit de propriété. 273

A – Le déclin du caractère individualiste du droit de propriété. 274

B – Le déclin du caractère souverain.. 275

de la propriété immobilière.. 275

 

SECTION 2  . 277LES ATTEINTES AU DROIT DE PROPRIÉTÉ. 277

§ 1 – La privation de propriété.. 277

A – Les conditions posées par l’article 17 de la Déclaration de 1789. 278

1° - La dépossession. 278

2° - La « nécessité publique ». 280

3° - « Une juste et préalable indemnité ». 281

B – La compétence de principe du juge judiciaire. 282

§ 2 – Les restrictions à l’exercice du droit de propriété.. 283

A – L’intérêt général, fondement des restrictions. 283

B – La « dénaturation » du droit de propriété. 284

 

CHAPITRE 7 LE DROIT .. 287A L’INTÉGRITÉ de la PERSONNE. 287

 

SECTION 1 LE DROIT HUMANITAIRE. 293

§ 1 – La torture. 295

A – La définition de l’acte de torture. 296

B – La lutte contre la torture.. 297

§ 2 – Les « peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».. 299

A – Définition.. 300

B – Champ d’application.. 300

. 303

§ 3 – Crimes contre l’humanité, génocides et crimes de guerre. 303

A – Définitions. 304

1° - Le crime contre l’humanité. 304

2° - Le génocide. 305

3° - Le crime de guerre. 307

B – La répression. 308

1° - Les juridictions créées a posteriori 308

3° - La Cour pénale internationale (CPI). 309

 

SECTION 2. 312  LE RESPECT DU CORPS HUMAIN.. 312

§ 1 - Le droit à la vie. 313

A – La protection de la vie humaine. 313

1° - Les personnes sous la garde de l’État. 314

2° - Les victimes du changement climatique. 314

B – La peine de mort. 315

C – La mort, conséquence d’un recours à la force. 317

§ 2 – L’inviolabilité du corps humain.. 319

A – Le principe.. 319

1° - Une agression commise par autrui 320

2° - Le droit de mourir dans la dignité. 320

B – L’inviolabilité de l’espèce humaine.. 324

1° - L’identité génétique. 325

2 ° - Les manipulations génétiques. 327

3 ° - Le clonage. 329

C – Les atteintes licites à l’inviolabilité.. 330

1° - La sauvegarde de la personne. 330

2 ° - L’intérêt de la recherche : l’expérimentation.. 331

§ 3 – Indisponibilité du corps humain.. 333

A – L’esclavage. 334.. 335

B – Gestation pour autrui et intérêt de l’enfant. 339

.. 340

C – Les organes et produits du corps humain.. 341

 

SECTION 3   LES DROITS. 344 ATTACHÉS À LA PROCRÉATION.. 344

§ 1 – Le droit de ne pas avoir d’enfant. 345

A – Le contrôle des naissances : La contraception.. 345

.. 347

B – Le refus de procréer : L’interruption volontaire de grossesse.. 349

.. 351

§ 2 – L’assistance médicale à la procréation (AMP). 352

A – Un « projet parental ».. 353

B – L’interdiction de la conception post‑mortem... 355

 

 

CHAPITRE 8 . 357. LES LIBERTÉS DE LA VIE PRIVÉE.. 357

 

SECTION 1. 360 LA SANTÉ ET L’ORIENTATION SEXUELLE. 360

§ 1 - La santé et le secret médical. 360

§ 2 – L’orientation sexuelle.. 361

A – L’identité homosexuelle.. 362

B - L’identité intersexuelle.. 364

C - L’identité transsexuelle.. 364

 

SECTION 2   LA FAMILLE. 366    

§ 1 – La liberté du mariage. 368

A - L’ouverture du mariage aux couples de même sexe. 368

B - Mariage et ordre public. 369

1° - Les « mariages blancs ».. 370

2° - Les mariages forcés. 371

§ 2 – Le secret des origines. 372

 

SECTION 3 LE DOMICILE. 375

§ 1 – Le « droit à l’incognito ».. 376

§ 2 – Perquisitions et surveillance du domicile.. 377

A - Les conditions rigoureuses du droit commun.. 377

B – Mutations de la perquisition.. 379

 

SECTION 4   LE DROIT A L’IMAGE. 381

§ 1 – Principes fondateurs du droit à l’image. 381

A – Lieu de la captation. 382

. 383

B – Le consentement de l’intéressé.. 384

1° - La personne célèbre.. 384

2° - Le simple « quidam ».. 385

C – Le débat d’intérêt général 386

§ 2 – La surveillance par vidéo.. 387

A – La vidéoprotection.. 388

B – Drones et « caméras augmentées ».. 389

 

SECTION 5 LA PROTECTION DES DONNÉES. 391

§ 1 – L’« Habeas Data ». 393

A - Les devoirs des gestionnaires de fichiers. 394

B – Les droits des personnes fichées. 397

1° - Le droit d’accès et de rectification. 397

2° - Le droit à l’identité numérique. 397

3° - Le droit à l’oubli numérique. 398

§ 2 – La création des fichiers. 400

§ 3 – Le contrôle des fichiers. 401

A – Les fichiers de police. 401

. 403

B – Les fichiers de renseignement. 403

§ 3 – Big Data et intelligence artificielle. 405

1° - Les risques du Big Data.. 405

2° - Intelligence artificielle et systèmes auto-apprenants. 407

 

TROISIEME PARTIE. 409.   LES LIBERTES DE LA VIE COLLECTIVE. 409

 

CHAPITRE 9 LA LIBERTÉ D’EXPRESSION.. 411

SECTION 1 : L’EXPRESSION POLITIQUE. 413

§ 1 – Le droit de suffrage. 413

A – Les titulaires du droit de suffrage.. 414

B – Les restrictions au droit de suffrage.. 416

C – La campagne électorale et les « Fake News ». 417

§ 2 – Les droits de participation et de dénonciation.. 418

A – Les droits de participation.. 418

B – Les droits de dénonciation.. 420

1° - Les lanceurs d’alerte.. 420

2° - Les journalistes et le secret des sources. 423

 

SECTION 2. 425  LE CHAMP DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION. 425

§ 1 – Une liberté de l’esprit. 429

A – Les atteintes aux droits des personnes. 430

1° - L’injure.. 431

2° - La diffamation. 434

3° - La cyberdélinquance et les droits des personnes. 437

B – Les atteintes à la « chose publique ».. 440

1° - L’ordre public et la sécurité publique.. 440

2° - Les symboles de l’État. 442

§ 2 – Une liberté économique.. 445

A – Une histoire différente. 445

1° - La presse.. 445

2° - La communication audiovisuelle.. 446

B – Les difficultés du pluralisme. 450

1° - Le pluralisme externe. 450

2° - Le pluralisme interne dans la communication.. 453

 

SECTION 3 LES RESTRICTIONS. 456 À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION.. 456

§ 1 – La mise en cause du régime répressif 457

A – La protection de la jeunesse. 457

 458

B – Contrôle et protection d’une industrie : le cinéma.. 459

.. 464

§ 2 – La protection de certaines valeurs. 466

A – La lutte contre les discriminations. 468

B – Le négationnisme et l’apologie de crime contre l’humanité. 470

C – Les lois mémorielles. 473

 

CHAPITRE 10 . 475.  LAÏCITÉ ET LIBERTÉ DES CULTES. 475

 

SECTION 1. 481 LA LAÏCITÉ, 481 PRINCIPE D’ORGANISATION DE L’ÉTAT. 481

§ 1 – Le principe de laïcité dans l’ordre juridique.. 482

A – La laïcité, associée au principe républicain.. 482

B – Valeur constitutionnelle du principe de laïcité.. 484

§ 2 – Le principe de neutralité. 485

A – Des agents publics aux employés du secteur privé. 486

B – Du service public à l’espace public. 488

 

SECTION 2   L’exercice du culte. 491

§ 1 – L’organisation des cultes. 491

A – Les structures cultuelles. 491

B – Les contraintes imposées aux pouvoirs publics. 494

. 496

C – Les lieux de culte.. 497

§ 2 – La police des cultes. 499

A – La fermeture des lieux de culte. 499

.. 500

B – Les « cérémonies traditionnelles »

 .. 501

.. 502

SECTION 3. 504 LES DÉRIVES SECTAIRES. 504 ET LA PROTECTION DES PERSONNES. 504

§ 1 – Une définition fonctionnelle.. 504

A – L’approche européenne : « une religion qui a réussi ». 505

B – Le droit français : la « dérive sectaire ». 506

§ 2 – La protection des personnes. 507

A – Le droit pénal 508

.. 509

B – Les structures d’information et de prévention.. 510

 

CHAPITRE 11.  . 513LA LIBERTÉ DE L’ENSEIGNEMENT. 513

SECTION 1 L’ENSEIGNEMENT PUBLIC. 517

§ 1 – La gratuité.. 517

§ 2 – La laïcité.. 519

A – La sécularisation de l’enseignement. 519

B – Le respect de toutes les croyances. 520

C – Le prosélytisme religieux. 522

 

SECTION 2  . 526L’ENSEIGNEMENT PRIVÉ : 526 AIDE ET CONTRÔLE DE L’ÉTAT. 526

§ 1 – L’aide de l’État. 528

A – De l’abstention à la subvention.. 528

B – La loi Debré : L’aide aux établissements privés. 529

§ 2 – Le contrôle de l’État. 531

A – Les relations avec l’État : une base contractuelle.. 531

B – La contribution des collectivités territoriales. 533

 

CHAPITRE 12. 535 LE DROIT . 535DE PARTICIPER A DES GROUPEMENTS. 535

 

SECTION 1 . 536LES GROUPEMENTS OCCASIONNELS. 536

§ 1 – La liberté de réunion.. 537

A – La place de la liberté de réunion dans la hiérarchie des normes. 538

. 539

B – Un régime juridique libéral 541

. 543

§ 2 – La liberté de manifestation.. 545

A – L’absence d’autonomie de la liberté de manifestation.. 546

1° - Le Conseil constitutionnel : un élément de la liberté d’expression. 547

2° - La CEDH : un élément de la liberté de réunion. 548

B – Un régime de déclaration préalable.. 550

1° - La dispense de déclaration : les « sorties sur la voie publique conformes aux usages locaux »  550

2° - Le glissement vers un régime d’autorisation ou d’interdiction.. 551

 

SECTION 2. 555 LES GROUPEMENTS INSTITUTIONNELS. 555

§ 1 – Les associations. 555

A – La consécration de la liberté d’association.. 556

1° - Le poids de l’histoire : la méfiance à l’égard des associations. 557

2° - L’ancrage de la liberté d’association dans le droit positif. 558

B – Le régime juridique des associations. 560

1° - Le droit de constituer une association.. 560

2° - Le droit d’adhérer ou de ne pas adhérer à une association.. 562

3° - La dissolution des associations. 563

 § 2 – Les syndicats. 565

A – La liberté syndicale, liberté de la personne.. 567

1° - Le droit de fonder un syndicat. 568

2 ° - Le droit d’adhérer à un syndicat de son choix. 569

B – La liberté de l’organisation syndicale.. 571

1 ° - Le droit de s’auto-organiser. 571

2 ° - Le droit d’exercer une action collective.. 572

 

CHAPITRE 13 . 575LES LIBERTÉS DE LA VIE ÉCONOMIQUE. 575 ET DU TRAVAIL. 575

 

SECTION 1. 577 LES LIBERTÉS DE L’ENTREPRENEUR. 577

§ 1 – La liberté du commerce et de l’industrie. 578

A – Un principe général du droit. 578

.. 581

B – Un contenu défini par les restrictions apportées à la liberté.. 582

1° - L’exclusion de toute concurrence des entreprises privées par les services publics  582

2° - L’égalité des conditions de concurrence entre l’initiative privée et les services publics  584

§ 2 – La liberté d’entreprendre. 585

A – L’intégration dans le bloc de constitutionnalité.. 585

. 586

B – Le contenu de la liberté d’entreprendre. 588

 

SECTION 2   LES LIBERTÉS DU SALARIÉ. 590

§ 1 – Le droit au travail 591

A – La liberté du travail 592

B – Le droit à l’emploi 596

§ 2 – Les droits dans le travail 599

A – Le droit à la négociation collective. 599

B – Le droit de grève. 602

1° Une lente intégration dans le droit positif. 602

2° - Un encadrement plus strict du droit de grève. 604